BROCHETTE-ANIMATIONen2seconds
 
Post-Elektricity 2010

Une étoile filante. Au moment où elle a terminé sa course, j'ai fait un vœu. Mais il n'est pas indiqué de le mentionner de peur qu'il ne se réalise jamais.
Elektricity s'est achevé le dimanche 10 octobre aux environs de 6h. Nous avons sué sang et eau, peu dormi, peu vu nos compagnes, usé nos souliers (les miens avaient été achetés spécialement pour l'occasion), perdu du poids même. Mais nous nous sommes fabriqué au moins autant de bons souvenirs que de cheveux blancs. Nous, organisateurs et parents par interim du projet, portons aujourd'hui ce petit rictus de satisfaction qui traduit ce sentiment d'avoir accompli une mission. Annuelle dans notre cas. Celle de proposer un beau festival, meilleur que le précédent…
De cette édition, l'histoire retiendra une affiche aventureuse, reflet du temps présent, une insouciance ambiante et une excitation justifiée, avec comme toujours en point de mire le plaisir et l'abandon. L'histoire retiendra aussi cette foutue pluie fine battant les pavés du parvis de la Cathédrale, nous valant un bras cassé et quelques chevilles foulées chez nos festivaliers, rendant par là-même le show d'Etienne de Crécy plus lumineux que jamais. Nous, spectateurs avertis, retiendrons le plaisir réjouissant et communicatif des Shoes lors d'un concert unique à la Cartonnerie, le plaisir réjouissant et communicatif des amis des Shoes lors d'une soirée unique à la Cartonnerie. Notre mémoire auditive restera marquée à jamais par les murs du son franchis par Arbogast et pulvérisés par Kasper T Toeplitz. Notre mémoire olfactive quant à elle restera marquée par ce parfum de rock'n'roll suintant le long des… murs de l'Appart Café pendant l'odyssée sonique par 40°C de Zombie Zombie. Notre mémoire subjective nous portera à rêver, désormais en octophonie, des étranges son du clavecin de Pentile et du Noise Consort un samedi soir d'octobre à Césaré.
Et puis, il y a le reste… La satisfaction d'avoir été parmi les premiers à présenter Bot'Ox et Tristesse Contemporaine hors de la capitale, les rires des enfants à l'heure du goûter au sortir de leur tout premier concert de musique électronique à Saint-Ex, les sonorités liquides glacées et chaudes à la fois de la sublime Chloé, l'élégance singulière de ce monument d'érudition qu'est le professeur Smagghe que le temps qui passe n'a pas vraiment atteint. Il y a aussi l'efficacité d'un infaillible Erol Alkan, les sélections culottées des Curators et sans faute de l'ami Luz, les costumes de nos platinistes préférés Fantôme Fesse, la fulgurance du set des irresponsables Invvvaders, une apparition à la vue d'une petite princesse apprivoisant son Wolf under the Moon, les interventions sensibles et touchantes comme des jets de confettis d'un amour de Kiki du Prieuré aux côtés des ravissantes Ophélie et Polka.
Et comme une évidence, il y a ce vrai plaisir de recevoir chez lui l'icône Brodinski dans un exercice de savoir-faire contrôlé. Enfin, la fierté d'avoir confié l'atterrissage, dans la grâce, au commandant Yuksek, avec comme co-pilote Clément Daquin de Alb aux manettes du classieux projet Girlfriend.  
Si cette édition avait dû être un objet, elle aurait été sans nul doute une photo surexposée à outrance, presque brûlée, d'une famille qui reçoit ses amis. Vivement la prochaine réunion de famille.


Voici quelques-uns des portraits de notre ami Sylvère H, bientôt dans leur intégralité, illustrant des articles sur chacune des soirées.

3-ETIENNE
17-BRO17-ZOMBIE2
3-PENTILE10-SHOES
11-ESSERchloe01

De haut en bas : Etienne de Crécy, Brodinski, Zombie Zombie, Pentile & the Noise Consort, Guillaume Brière (the Shoes) avec Yuksek & Brodnski, Esser par Sylvère H ©
Chloé en concert au Cirque de Reims par Thomas Viffry ©


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