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Richard Pinhas est un musicien français né en 51. Après des études de philosophie à la Sorbonne, il fonde plusieurs groupes de rock dont Schizo et produit un 45 tours mythique “Le Voyageur” avec la voix de Gilles Deleuze récitant des textes de Nietzsche. Mais c’est en 1974, avec le projet Heldon (nom emprunté à la cité Heldon dans le roman de Norman Spirad "Rêve de Fer") via son label Disjuncta, que Richard Pinhas va marquer son époque. Il est considéré depuis, à juste titre, comme l’un des pionniers de la musique électronique en France. Marquée par les travaux de Robert Fripp et de Brian Eno, la musique de Richard Pinhas et d'Heldon n'en reste pas moins profondément originale et novatrice et a, à son tour, exercé une grande influence dans le domaine du rock électronique.
Les premiers disques sortis sous le nom de Schizo puis de Heldon furent les premiers exemples d'autoproduction et d'autodistribution en France.
Pascal Comelade n'hésite pas à parler de l'œuvre de Pinhas comme d'un "déclic pour beaucoup de gens, une sorte de passage à l’acte" pour toute une génération d'artistes français.
Jean Baptiste de Laubier, aka Para One, est sans aucun doute une des figures de proue de l'electro en France. Producteur émérite du mythique "Dans le Club" de TTC ou du moins mythique "Une fille difficile" pour Alizée, auteur de deux superbes albums ("Epiphanie" en 2006 et "Slice & Soda" en 2011) et de magnifiques B.O. pour Céline Sciamma ("Naissance des Pieuvres" en 2007 et "Tomboy" en 2011), moitié de l'incroyable duo FuckAloop qu'il formait avec son éternel collègue Tacteel, remixeur prisé (pour Daft Punk, Boys Noize, Justice, MSTRKRFT…), patron des disques Institubes jusqu'en 2011 et depuis peu, aux côtés de Bobmo et Surkin, du label Marble (Canblaster, Teki Latex, Das Glow, Sam Tiba et… Myd), Para One est un personnage à part dans le paysage musical français. Birdy Nam Nam a fait appel à lui pour la production de "The Defiant Order" paru l'an passé. Au-delà d'une hyperactivité évidente dans le domaine musical, Para, diplomé de la Fémis, a également réalisé plusieurs court-métrages. Il est d'ailleurs l'auteur d'un home-movie bouleversant, le remarquable "It Was on Earth That I Knew Joy". Un hommage sensible à Chris Marker, et à son chef d'œuvre "La Jetée" (en 62). ![]() Au fil des années, Para One est peu à peu devenu une valeur sure et respectée de l'hexagone. Et c'est pour Elektricity un immense plaisir de recevoir cet artiste incontournable. Para One à la Spring Session d'Elektricity, le samedi 24 mars 2012 à la Cartonnerie. |



