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Richard Pinhas est un musicien français né en 51. Après des études de philosophie à la Sorbonne, il fonde plusieurs groupes de rock dont Schizo et produit un 45 tours mythique “Le Voyageur” avec la voix de Gilles Deleuze récitant des textes de Nietzsche. Mais c’est en 1974, avec le projet Heldon (nom emprunté à la cité Heldon dans le roman de Norman Spirad "Rêve de Fer") via son label Disjuncta, que Richard Pinhas va marquer son époque. Il est considéré depuis, à juste titre, comme l’un des pionniers de la musique électronique en France. Marquée par les travaux de Robert Fripp et de Brian Eno, la musique de Richard Pinhas et d'Heldon n'en reste pas moins profondément originale et novatrice et a, à son tour, exercé une grande influence dans le domaine du rock électronique.
Les premiers disques sortis sous le nom de Schizo puis de Heldon furent les premiers exemples d'autoproduction et d'autodistribution en France.
Pascal Comelade n'hésite pas à parler de l'œuvre de Pinhas comme d'un "déclic pour beaucoup de gens, une sorte de passage à l’acte" pour toute une génération d'artistes français.
VEN #freakyfriday
23  BRETON
MARS LA CARTONNERIE



C'est bien en référence à André et à ses Manifestes de Surréalisme, que ces cinq jeunes londoniens ont choisi le nom d'emprunter ce patronyme. Initialement, Breton est un collectif d'arts numériques, le BretonLABS. La bande son qu'ils avaient composée pour un de leur film a finalement donné naissance à un vrai groupe. À l'instar de formations comme les new-yorkais de Battles ou plus prêt de nous les canadiens de Suuns, Breton distille sans véritable règle esthétique une electronica hypnotique sophistiquée, à la fois ordonnée et chaotique, le quintet récemment encensée de manière assez unanime s'impose comme une des révélations et des sensations musicales les plus passionnantes du moment.
 
BRETONok

Fondé il y a deux ans à la sortie de la fac de cinéma, le collectif a dû évoluer, autant par nécessité que par goût, d'un projet vidéo à un laboratoire multimédia. “Il est très difficile de montrer des films à Londres. La moitié de mes amis étaient des musiciens sortis d'écoles d'art, ils enregistraient des démos sur GarageBand avec un micro pourri, et parvenaient quand même à se produire en concert. Nous avons donc commencé à expérimenter à partir de sons de la rue, de bouts de dialogue et de mélodies, que nous jouions sur scène en projetant nos films. Des fanzines ont accroché et on nous a suggéré d'enregistrer”, rapporte à Magic Roman Rappak (leader naturel de Breton). Installé dans une immense banque désaffectée (rebaptisée The Lab), le collectif façonne ainsi des tracks post-modernes, aux sonorités performatives, comme une mosaïque d'influences (math rock, new-wave, electro minimale, voire dubstep), collision recherchée entre sons naturels et artificiels, qu'il fait paraître sur des maxis personnalisés à tirage très limité, tout en se prêtant au jeu des remixes (Maps & Atlases, Local Natives) mais surtout à celui de la vidéo.
 


Breton
à la Spring Session d'Elektricity, le vendredi 23 mars 2012 à la Cartonnerie.

 
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